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« L’heure de la revanche aurait-elle sonné pour le print ? » par Ludovic Martin

Ludovic Martin est consultant en stratégie digitale. Après cinq années passées à la tête du digital d’Exaprint, il accompagne des PME dans leur transformation digitale.
Aujourd’hui, il revient pour nous sur la fin annoncée de l’utopie du tout-digital. Il y voit, à raison, une nouvelle opportunité à saisir pour les imprimeurs.

 

Depuis quelques semaines, j’ai l’impression que le vent tourne doucement dans le marketing.
Il ne s’agit pas d’un signal fort, mais d’une multitude de signaux faibles.

Voyons lesquels :

  • Les scandales qui ébranlent Facebook sur la vie privée.
  • Le déploiement du RGPD qui met en évidence les risques que courent nos données privées dans le Cloud, et qui prive les directions marketing de millions d’email.
  • La réponse américaine au RGPD qui tente d’opposer une Uber-loi yankee.
  • La multiplication des articles de presse favorables à la déconnexion digitale, ainsi que la sensibilisation des salariés.
  • Les doutes de plus en plus croissants quant à la véracité des chiffres des régies publicitaires en ligne.
  • Les études sur l’impact environnemental élevé du Cloud.
  • Et enfin, cette semaine, les cours de bourse de Facebook et Twitter qui dévissent.
 » J’interprète ces signaux non pas comme la fin du marketing digital, mais comme la fin de l’utopie du tout-digital. Le temps des cow-boys est terminé, les mirages se sont évaporés , et les professionnels reconsidèrent leurs positions avec pragmatisme ». 

Une opportunité pour les imprimeurs

Ce changement de paradigme constitue une opportunité pour les imprimeurs. Après une décennie de dédain, les marketers redécouvrent les vertus de l’objet imprimé , et surtout, face à l’explosion des coûts du marketing digital, comparent coût d’acquisition, taux de conversion et la fidélisation du print versus digital. Ainsi, le print reprend sa place progressivement dans un parcours client omnicanal, car il est plus pertinent, moins cher et plus impactant que les leviers digitaux, à certaines étapes-clés.
Entendons-nous bien : en phase d’acquisition, il est difficile, pour le print, de concurrencer des Google Ads ou des pubs Facebook, quoique cela dépende du secteur d’activité. C’est vrai en B2C. En B2B, c’est déjà différent. Dans les phases de conversion, de répétition et de fidélisation, le print, en revanche est extrêmement performant. Bien plus que le digital.

Une nouvelle approche pour les imprimeurs

Concrètement , ce changement d’ère marketing peut et doit être exploité par les imprimeurs. Ils doivent appréhender les parcours utilisateurs de leurs clients, voire les aider à les construire, pour proposer des solutions de print adéquates et rentables, aux moments-clés.
Il ne s’agit plus de faire des devis au kilomètre et de se battre sur le prix du mille. Il s’agit de proposer un coût d’acquisition et un taux de répétition. Bref, d’aider son client à mettre en place les indicateurs qui l’aideront à développer son business et à comprendre la pertinence du print.
De sous-traitant exécutant, l’imprimeur doit évoluer vers un rôle de conseil, expert dans son domaine, mais parfaitement au fait des autres canaux marketing.

 

 

 

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